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La
vie est une chance, saisis-la.
La vie est un défi, relève-le.
La vie est une beauté, admire-la.
La vie est mystère, perce-le.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
C'est à la séparation qu'on évalue la force des liens. Gévry
*before the next one...
Max et Daniele sont partis, me voilà seule avec ma valise et mon sac, fidèles compagnons de voyage… Je commence à bien connaître l’aéroport de Boston, mine de rien j’y suis passée… 14 fois. Lool
Direction Denver ! Je ne me lasse pas des paysages vus d’avion… On longe un peu la côte Est, ses plages, ses villes… Et puis l’avion s’enfonce dans les terres, les champs, les lacs et les
rivières. Et que vois-je ? Des ronds de couleur, immenses : des champs en forme de camemberts, cercles ou demi-cercles ! Extra ! C’est plus simple pour les machines,
m’explique mon voisin. Au lieu de faire des carrés, les tracteurs et autres « tournent » littéralement…en rond. Mais ça fait perdre de l’espace, nan ? Car ces ronds sont rangés
dans des carrés, et il y a donc une partie qui n’est pas cultivée, laissée à l’abandon. « Space » ? Le voilà qui rigole : l’espace, ce n’est pas ce qui manque ici… C’est vrai
que ces ronds s’étendent à perte de vue, dans toutes les directions… Le « grenier » des US. C’est quelque chose de l’étudier en géographie, et de colorier cette partie de la carte en
vert ; c’en est une autre de voir ce paysage surréaliste. Où sont les fermes, les fermiers ? Je ne vois que des champs, tous de la même taille… Patchwork sans fin de ronds de
couleurs. Au moins, c’est artistique vu du ciel. J
Apparaissent les montagnes, les « rocky mountains »… Magnifique. Le Colorado… Me voilà à Denver, où bien sûr je n’ai le choix qu’entre shuttle et taxi pour rejoindre l’hôtel. Car je dors à l’entrée de la ville dans un hôtel digne de ce nom : quel bonheur de retrouver un lit, un vrai ! Je me sens tellement bien d’un coup avec une vraie couette et tout (pas ma daube de Worcester) que je m’endors à peine touché l’oreiller et fais le tour du cadran d’une traite. Rââ… J
Bon, c’est pas le tout, mais je ne suis pas venue là pour dormir. Je n’ai qu’une journée à passer dans la capitale du Colorado : let’s
go !!
Je demande au guichet quel est le meilleur moyen de me rendre en ville. On me demande où est-ce que je veux aller… Etrange question, je n’en sais fichtre rien ! J’essaie d’expliquer la situation : je n’ai qu’une journée à passer à Denver, je ne connais absolument rien de la ville.
Par où commencer? réponse à l’américaine : « I’ll take you to the 16eme street. It’s a nice place, with dinning and
shopping. » Tellement caricaturale… Je demande ce qu’il y a à voir dans la ville, on me répond où manger et où faire du shopping. Normal.
Bref me voilà larguée dans la 16eme, qui s’avère une belle avenue bordée de magasins et restaurants en tout genre. Là, quelque chose me frappe : l’endroit est réservé aux piétons, et au
« free shuttle » qui parcourt l’avenue et vous emmène d’un point à un autre. Plait-il ?? Un free shuttle ? Pincez-moi ! Et véhicule hybride qui plus est ? Je dois
rêver. En une seconde, je suis conquise, Denver est élue ville des Etats-Unis de l’année. J La rue est animée, jolie, presque pittoresque… Il fait beau… J’entame le
quadrillage de la ville.
Et à ce stade, je dois dire que je ne comprends pas pourquoi est-ce qu’on entend jamais parler de ville comme Denver. C’est vrai, pourquoi faire tout un flan des métropoles de la côte Est qui
n’ont aucun charme particulier et se ressemblent toutes ? Je ne m’attendais à rien de spécial pour être sûre de ne pas être déçue. Et bien je suis bluffée !! Cœur culturel, historique
et politique de la région, la ville regorge de monuments en tout genre, églises, musées… C’est la capitale de l’Etat, et son capitol ressemble énormément au capitol national à Washington, le doré
de la coupole en plus. Des parcs, des statues… J’apprends que la ville est célèbre pour son activité artistique. Partout, des sculptures géantes, des peintures… Les bancs, les bus, les
murs : tout est coloré, designé, couvert de dessins… Et puis il y a ces vaches/taureaux partout, en bronze, en pierre, en bois : l’histoire de la région transparait à chaque carrefour.
Car Denver a une histoire !! Aux origines de la ville : de l’or… On en trouve dans la région, et c’est la ruée. Les mineurs génèrent d’autres activités : plus ils sont nombreux, et
plus la « mine » se structure. Les hommes viennent pour trouver de l’or, les femmes pour travailler pour les mineurs (nourriture, linge, etc…) et la ville se construit comme
ça…
L’aspect « cow boys » se respire partout : il est tout à fait normal de se balader avec un chapeau de cuir sur la tête et des ceintures à boucle, voire des bottes à éperon. On sent
que les choses n’ont pas tant changé depuis l’époque du Far Ouest… Perso, j’aime bien. D’ailleurs, les cow boys et moi avons un gros point commun : envie de VIANDE !!!^^ Je vois plus de
steak house ici que nul par ailleurs : du bœuf, et en gros morceaux s’il vous plait. J
Je me renseigne pour visiter le capitole (Denver est "the state capital of Colorado") : pas de souci, suivez moi, me dit une dame autour des 70 ans. Je me dis qu’elle va me faire
rejoindre un groupe ou autre, mais nan, elle m’emmène dans les différentes salles et me raconte toute l’historie du bâtiment, de la région, la ville… La construction, les matériaux, les dates,
les noms, les anecdotes.. On sent qu’elle sait tout sur tout, et qu’elle aime en parler ! Extra. L’alarme à incendie retentit alors qu’on s’apprête à monter dans le dôme. Zut ! Il faut
sortir. Ma pauvre guide en est toute chose : c’est la 1er en 40 ans de service qu’elle voit le bâtiment évacué ! C’est bien ma vaine. Enfin, j’en ai déjà pas mal vu.
Je continue du côté de Civic Center, marche dans les parcs et différents quartiers de la ville… Des vaches, encore et encore…lol Je me pose au bord de l’eau : suis-je bien au centre ville
d’une grosse ville ? Cascades, buissons… Les gens font leur jogging ou du vélo. Tranquille. J Je longe la rivière jusqu’à un embranchement qui me rappelle la Vanne : les
enfants sont dans l’eau jusqu’aux genoux et construisent… un barrage. :p Pourquoi les enfants construisent-ils toujours des barrages dans les rivières ? Mystère et boule de gomme, mais
toujours est-il que c’est international. ^^
En retournant vers la 16eme j’aperçois une sorte de grand hangar sur lequel se lit : « vitamine market ». vitamine ? Marché ? 2 mots peu usités en ces terres de cow boys.
Intriguée, je pousse la porte… Et me retrouve en une seconde à des kilomètres de là, à bio nature à St Dizier. Là, j’ai vraiment bien rigolé… Vérification empirique de la « théorie du
magasin bio ». Deux aspects de cette théorie :
- L’odeur bizarre, indéfinissable, qui ne vient de rien en particulier mais imprègne tout dans ces magasins, vous y compris si vous y restez trop longtemps. Personne ne saura jamais d’où vient cette odeur, c’est celle des magasins bio de part le monde, c’est tout.
- Les vendeurs. Flegmatiques, maigres, lents. Semblent vivre dans un monde à part, ou le mal et les hamburgers n’existent pas.
Pour le principe, je m’achète de quoi manger ce soir, ça m’évitera un sandwich ou autre. Je m’en vais d’ailleurs manger tranquillement au bord de l’eau. La vie est belle…
Je voulais voir la ville de nuit, mais le « touriste information » ne sait pas quoi me recommander. Depuis le 11 septembre ils ne laissent plus personne monter dans les tours de bureau
ou habitation… qu’à cela ne tienne, je peux peut être au moins entrer dans l’un de ces nombreux bars à blues avec de la musique live ? Je vois un endroit sympa, avec orchestre et piano. Je
tente. « Do you have an ID ? » argh. Allons bon. Je tente d’expliquer que je ne veux pas boire. C’est vrai quoi, je m’en fiche à la fin, c’est pas de ma faute si ils ont un
problème avec l’alcool dans ce pays, moi ça va très bien, j’ai pas besoin de picoler pour être heureuse, merci ! Grr. Je ne sais pas quoi dire tant la chose me parait absurde. La solution
vient d’elle-même : « she’s with me. » Une brune d’une quarantaine d’année vient de m’attraper par l’épaule et explique au vigile que je suis une cousine venue de pétaouchnok pour
lui rendre visite, et qu’elle veut absolument me montrer le bar. A ce que je comprends, c’est une habituée. Le gars n’est pas dupe du tout mais me laisse entrer. Je n’aurais pas cru que ça puisse
être si facile ! Me voilà donc dans un bar, en toute illégalité. J L’intérêt, c’est le piano à queue au bout de la salle et la chanteuse de blues
qu’il accompagne… Sympa ! J’entreprends de discuter avec ma « sauveuse »… Sa mère est française, bien sûr, et elle parle couramment le français. Elle a d’ailleurs vécu à Paris, et
connais aussi Strasbourg… Plus rien ne me surprend, ce monde est si petit… Nous voilà parties à discuter comme deux bonnes amies, et je lui explique que je pars demain. J’ai trouvé la ville
super, et mon seul regret serra de ne pas l’avoir vu de nuit. Qu’est-ce ? Il faut résoudre ça ! Elle habite au 16eme d’un immeuble qui surplombe la ville, on peut monter sur le toit, la
vue est superbe. C’est à 5 minutes. Ma foi, cette petite bonne femme m’a l’air bien sympathique, et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire je me retrouve sur le toit du dit immeuble à
admirer Denver by night… C’est vraiment superbe…
Elle propose de me ramener à mon hôtel, relativement loin, et je ne refuse pas car je ne me sens pas de marcher seule jusqu’à là-bas. A côté de la voiture, je remarque une moto. « You want
to go by moto ? » Mdr, bien sûr ! C’est parti pour la traversée de Denver à l’arrière d’une petite moto rouge… Je rêve. La skyline défile, cheveux au vent je me dis que décidément,
la vie est faite de ces petites choses… ^^
Après une telle journée, je ne peux que bien dormir… Live Denver et le Colorado !
A peine réveillée, je réalise que je n’ai plus que quelques heures à passer dans la ville : mon avion décolle à 3h, et il me faut le
temps d’aller à l’aéroport… Hurry up !
D’abord, quelques emplettes… Car je n’ai encore rien acheté à Denver ! Il me faut des souvenirs, de quoi manger pendant le voyage, et accessoirement, un appareil photo. Je me suis déjà bien
renseignée la veille (et me suis déjà mise une paire de vendeurs à dos, les pauvres …lol) so me voilà ready. Je prends le moins cher de ceux que j’avais repérés, parce qu’après tout c’est
juste pour prendre des photos hein on va pas en faire toute une histoire…
Dernière marche dans la 16eme, c’est vraiment sympa… Puis direction le bus. Car il y a des bus, à Denver ! Des bus de toutes les couleurs qui, pour la modique somme de 10$, se proposent de
me déposer à l’aéroport. J’ai déjà dit que j’aimais cette ville ? J Je le redis. Bref. Dans le bus, je discute avec un jeune afro-américain qui me
parle de Denver, de l’aéroport, etc… Il travaille au « security point ». Je lui dis à quel point je déteste tout ça…^^ J’ai toujours des problèmes avec le security point ! Bien
sûr, cette fois ne fait pas exception. Parait que mon « sac » trousse de toilette est trop grand, et voilà un gros pas sympa qui s’empare de ma
super-crème-solaire-dont-je-ne-dirais-pas-le-prix-c’est-indecent-20$-le-petit-tube-mais-que-j’ai-acheté-en-fermant-les-yeux-et-en-pensant-fort-à-maman, et va pour la jeter avec un simple et froid
« you’ve got too much liquid in here. Without that you’ll be fine ». noooooooon !!! Horreur et damnation. Quand soudain :
« she’ll be fine, come on Dude, I know her, leave her alone… » : mon pote du bus. Et le gros de ronchonner, et de me rendre mon tube. Ouf. Ben j’ai du bol moi. Vous me direz
c’était qu’un tube de crème hein, mais sur le principe, quand même. :p
Bref me voilà dans l’avion. Et là, laissez moi vous décrire mes deux voisins, je vous jure je n’exagère rien. A ma gauche : ironman. Couvert de tatouages divers et variés, trous dans les
oreilles de la taille d’une mandarine, piercings absolument partout, trucs sous la peau le long du bras qui lui font des taches de léopard… Enfin on a tous déjà plus ou moins vu des cas comme ça,
pour lesquels je ne peux m’empêcher de me demander comment ils font, eux, au security check point. Parce que ça doit sonner, tout ça ! C’est marrant parce qu’il a des piercings qui sortent
directement de la peau, comme ça, des « points » comme des petits clous, et je me demande bien comment ils sont arrivés là. Bref j’essaie de ne pas le fixer, mais c’est bizarre d’être
assis à côté d’un tel spécimen. Surtout qu’il a plusieurs tatouages sur le visage (étoiles, fées, signes tribaux), ce qui n’est pas courant et attire vraiment l’œil. Je me dis que j’ai le voisin
le plus original de l’avion, quand arrive ma voisine de droite. M-D-R. Petite black couverte de bijoux, fagottée dans des habits brillants dorés, avec des ongles violets pailletés de 5cm et des
chaussures pointues blanches et or… Brillante, clinquante, de toute évidence riche et, au premier abord, de très mauvais goût. Mais il ne faut pas juger qu’ils disent, alors j’entame la
discussion avec ce phénomène. Elle me dit qu’elle vend des maisons ici, et ça a l’air de bien marcher pour elle… Elle est vraiment marrante, tellement caricaturale que c’en est comique... Pour
elle, Vegas est le paradis sur terre, elle ne peut vivre nulle part ailleurs. Je vois pourtant un autre lieu sur Terre qui pourrait lui convenir… Not even Miami? … « Ah ! Maybe Miami too, you’re right… » Tiens comment j’ai deviné ? Bref, Vegas vegas vegas, les hotels, les shows, les clubs… Si elle
est déjà allée à Paris ? « I shopped till I passed out… » (“j’ai fait du shopping jusqu’à en mourir »): elle est bien sûr fan des galeries Lafayette et de toutes ces grandes
étiquettes françaises... Mais bien sûr. N’empêche, je rentre dans son jeu et surfais un peu mon enthousiasme pour la ville… Ravie, elle me propose de me déposer à mon hôtel, et me dit de
l’appeler ce soir pour faire le tour de la ville dans sa limousine privée. D’ailleurs, elle me tend sa carte, et que vois-je ? Century 21…lol Ben oui, rappelez-vous, elle vend des
maisons… J
C’est son mari qui vient la chercher. Je vois débarquer une Cadillac blanche, d’où sort un black en chemise hawaïenne bleu et jaune :
grosse croix en or autour du coup, lunette de soleil, et chaussures cirées noires et blanches, tout y est. Pincez-moi. Quel couple ! Je crois avoir tout vu quand j’entre dans la
voiture : intérieur cuir rouge cuivré, moumoutte, doré… Plus quitch tu meurs. Les deux ne se lassent pas de me dire où aller pour « have fun » tonight. Je leur ai déjà dit que je
n’avais pas 21 ans mais ils n’ont pas l’air d’avoir vraiment compris…^^ Enfin ils sont vraiment extras dans leur genre.
Me voilà à mon hôtel, où je retrouve mes 3 espagnoles (Iria, Eva, Lola) et Suet ching au café du lobby. Ça fait plaisir de les voir !
Il est 6h du soir, et je n’ai qu’une hâte : sortir enfin découvrir cette ville dont ont parle tant… Le « strip », la rue des hôtels/casinos, est à 5 minutes à pied. Let’s
go ! On pose les valises dans la chambre, et c’est parti ! Hum. Ou presque. J’allais oublié l’espagnolosité de mes compagnons de route. Il faut d’abord se reposer. De quoi ? Va
savoir, mais c’est important. Eeeeeeasy. Alors on prend une douche. Les voilà en pyjama. Ça discute. Je bous. Si on sort ? Oui oui, soon. Il faut se reposer encore un peu. Je me force à
respirer comme si j’allais accoucher. Après tout, ça ne sert à rien de se stresser, je suis en vacances…
Là, il va falloir attendre un peu pour lire ce qui m'est arrivé à Vegas, parce que je pense que cet endroit plus qu'aucun autre se raconte en image. Et mon appareil étant en charge (24h
d'affilé la première fois) j'ai du utiliser celui d'Eva... Bien sûr je la tanne depuis pour en avoir queque unes, mais ça prendra sûrement encore du temps. Alors, le récit de Vegas
attendra!^^
Départ à l’aube. 8h30 dernier carat, il faut être parties. MDR, je n’ai même pas répondu quand Iria m’a dit ça. Je me marre. Moi
qui suis toujours « juste à temps », voir légèrement à la bourre (bon d’accord, systématiquement en retard…^^) je ne comprendrai jamais les
espagnoles. 10h, il faut petit-déjeuner. 10h30, il faut refaire les valises. 11h, il faut check out. LA à 3h de l’après midi ? Je rigole, je rigole. 11h30, il faut passer à la banque. 12h…
On peut y aller. Ça ne nous fait que 3h30 de retard sur l’horaire, pas mal. J
On a environ 6heures de route, mais ça me va très bien… J’aime bien rouler d’une manière générale, regarder passer le paysage… C’est d’autant plus agréable à plusieurs, de préférence en plusieurs
langues, au milieu de « Death Valley »…
Ici, les cactus sont de véritables arbres et forment une forêt clairsemée qui se poursuit pendant des heures… Puis le désert laisse place aux montagnes, les palmiers succèdent aux cactus.
La végétation se densifie, on s’éloigne du désert…
Quand il s’agit de manger au milieu de nulle part, on adopte la seule tactique possible : s’arrêter au premier truc qu’on trouve. Le premier truc, ça s’appel « Peggy Sue ». Et ça
s’avère un restaurant basé sur les années 50…
Extra. Elvis, Maryline, les plus grands sont tous là… Dans les vitrines du magasin de souvenir, des betty boops dénudées côtoient des petites vierges en bois. Ben voyons. La déco et l’ambiance de
l’endroit sont vraiment sympas, et de nouveau les espagnoles sont aux anges…
De nouveau dans la voiture, avec cette fois plus de 5h de retard sur l’horaire vu le temps passé chez Peggy… C’est qu’elles ont rendez-vous avec un des étudiants de Suet-Ching, Bernardo. Pour
vous résumer la situation, cet élève vit à Los Angeles et a proposé de les loger et de leur faire visiter la ville. Il leur a réservé une suite dans un grand hôtel à la sortie de la ville…
N’étant pas prévue dans le plan, je me suis organisée à part : pour moi ce sera auberge de jeunesse à Santa Monica, petit quartier sympa de LA en bord de mer. Pour l’instant, il s’agit de
retrouver le fameux Bernardo qui nous a attendu toute l’après midi… Le pauvre. Il ne savait pas, lui, à quoi il s’engageait avec des spanish… ^^
Comme il n’est pas rancunier, il nous emmène dans un « restaurant californien ». Je m’attends au pire, et j’ai raison : burger place. Croyez-le ou non, je mange mon premier hamburger depuis mon arrivée aux US ! Il n’y a vraiment RIEN d’autre dans un « burger place ». Ce n’est pas si mal, après tout…
Il nous fait visiter chez lui, et là je dois dire : WOUA. L’argent ne fait pas le bonheur et blablabla, mais y’à quand même des gens qui ont de la chance. Grand piano à queue dans le salon, écrans plasmas dans toutes les chambres, jaguars et mustang dans le garage, piscine bordée de pierres vertes sur la Terrace… Normal, quoi. Standard classique pour un étudiant de Holy Cross. Nan, je ne suis pas jalouse, je ne manque de rien et ma vie me va très bien comme ça merci, mais ça fait bizarre d’être dans une telle maison. Je remarque une belle moto dans le jardin… Dites voir… Mais ne serait-ce pas une Harley Davidson, ça ? J’y connais pas grand-chose, mais ça y ressemble bien ! Oui oui, c’est sa Harley. Il a pas le permis, mais bon, sa grand-mère lui en a offert une. « Do you want a ride ? » Ben pas qu’un peu, mon neveu ! Pas que je sois spécialement folle de moto, mais on ne rate pas l’occasion de faire de la Harley Davidson sur la route 66 à Los Angeles…J D’ailleurs, le moment s’immortalise:
Les espagnoles sont littéralement hystériques…^^
Remise de nos émotions, nous voila à Jogourtland pour un yogurt glacé. Miam ! Ils savent quand même vivre, ces Californiens…
Puis mes chauffeuses me déposent à Santa Monica dans mon auberge, qui s’avère vraiment sympa. Il y a déjà 5 filles dans le dortoir mais peu m’importe, le lit est confortable, et je dors comme un
bébé. Je n’ai encore rien vu de LA et la journée de demain s’annonce dense !
Dans le descriptif d’un hôtel ou hostel, « Petit déjeuner inclu » signifie « free food », concept que je découvre cette année. Cela consiste à ne pas sortir de table avant d’avoir mis dans son estomac et dans ses poches de quoi tenir toute la journée…Et de rentabiliser ainsi le prix de la nuit. ^^ Ambiance à la bonne franquette des auberges internationales : ça cause toutes les langues, ça mange de tout… Et ici, pas de plastique, pas de carton : que du vrai, et chacun lave sa tasse. J’adhère. Et tout est comme ça : envie d’une omelette ? Les œufs frais sont là, la poêle là-bas. Demerden sie. J
Enfin dehors. Il est 8h, et je n’ai encore aucuns projets précis pour la journée… Direction le Pacifique. La plage est à 100 mètre de l’auberge…Et à cette heure, il n’y a pas foule…
J’ai vu énormément de palmiers à Miami et en Arizona, mais je dois reconnaître que ceux de LA sont plus beaux, plus grands, plus « propres ». Ce sont des palmiers
« parfaits », touffus, bien comme on les imagine… Comme dans les films, quoi. ^^
L’eau est belle, les vagues aussi… Une bande de copains vient de se poser sur la plage. Je les vois se préparer à la course, puis courir comme des
balles vers l’eau… Les voilà qui éclaboussent, cours encore… Ralentissent… Puis s’arrêtent, de l’eau pas plus haut qu’au mollet. Demi-tour. C’est la débandade…lolol Hilarant, elle ne doit
vraiment pas être chaude… Pour m’en assurer, j’approche un pied. Argh !!! D’accord. Et ben se sera sans moi ! Je me contente de marcher le long des vagues… Mes pieds se font au froid,
et je traverse toute la plage de « Venice ». Galets de couleurs, vagues, odeur de sel, rayons de soleil matinaux… Rââ…
Petite balade dans Santa Monica, et retour à l’hostel pour le départ d’un « tour » de la ville. Ne sachant pas exactement ce qu’il y a à voir ici, et ne me faisant plus aucune illusion
sur d’éventuelles transportations, je m’en remets à « ceux qui savent ». Me voilà donc dans un petit bus qui va m’emmener d’endroits en endroits toute l’après midi… On commence par le
Santa Monica Pier, puis les maisons des stars. Là, mon inculture cinématographique m’apparait dans toute son ampleur… La situation est pire que je ne le pensais. Le chauffeur annonce chaque
célébrité en faisant durer le suspens « he played in X movie with Y… », « he got the X oscar in Y year… » . Dans le bus, ça réagit : les noms fusent, les flash
crépitent contre les fenêtres. Je me sens un peu seule : « here i sthe place where X murder Y dans Z movie… » « OH MY GUSH !!! » tout le monde est en transe, sauf
moi je ne connais ni X ni Y ni Z. Equation insoluble, informations manquantes… Qu’importe, les maisons en elles-mêmes sont impressionnantes et méritent le détour ! Et puis, par-dessus tout,
l’américanosité de la chose vaut son pesant d’or. Cette « chasse à la star », ce culte de la richesse… Le guide est déchainé : « who’s is this girl, there ? Is it a
celebrity ? Get her picture !! » J Il joue sur le comique de répétition et nous sort ça chaque fois qu’on croise une
super voiture, c'est-à-dire toutes les 30 secondes. « Who’s this child there ? Is it Madonna’s adoped girl ? Got her
picture ! » Ce gars est cinglé. J
Nous voilà à Bel Air, THE quartier huppé de Californie. Madonna habite ici, Al Pacino là-bas, Schwarzenegger de ce côté… Grand bien leur fasse, vous me direz. L’endroit est sous haute sécurité,
et on ne voit souvent que le mur entourant la propriété des dites célébrités, ce qui n’entame pas d’un yota l’enthousiasme des américains. Rendez-vous compte, loin là-bas derrière la barrière on
entre aperçoit un morceau vert du jardin de Will Smith !!!^^
Pauvre monde.
Passage par Beverly Hills et le quartier des magasins de luxe. Les hauts couturiers se suivent, les grandes bijouteries se font face… Juste pour le fun, je rentre dans un Louis Vuitton, un Chanel, un Cartier… Je ne peux pas m’empêcher de rigoler en voyant, bien mis en valeur sur une estrade de verre… une paire de Tongue. Griffées bien sûr, mais enfin ça reste des tongues toute simple… Je cesse de rire lorsque je vois le prix : 643$. Pardon ? Elle est où la caméra cachée là ? 500€ la paire de tongue. Pas de panique, par ici la sortie. Je fuis cet endroit qui a tout simplement perdu la tête… C’en est trop, et tout cet argent gaspillé me donne la nausée. Même si j’étais milliardaire, je ne m’achèterais jamais une paire de tongue à 643$. C’est une véritable insulte à la face de la misère, et une atteinte au bon sens.
Plus intéressant mais tout aussi superficiel, the « hall of fame » et « chinese theatre » où se trouvent les fameuses
« empruntes »… Il s’agit en fait de Dalles dans lesquelles sont marquées les empruntes de mains et/ou pieds de célébrités, avec leur signature et parfois une phrase, un message. Je ne
connais pas un nom sur 3… L’endroit est bondé de touristes bien sûr, et notamment de français… On sera content d’apprendre que j’ai de plus petits pieds que Tom Hanks ou Gorge Clooney. En fait,
je m’en serais même doutée…^^
Non loin de là la fameuse allée des étoiles, et de nouveau je me sens étrangère à l’hystérie collective : d’étoile en étoile, les noms se suivent et ne me disent rien… Je reconnais
Barbara Stressand, Godzilla, Mickey Mouse et Céline Dion. Pas de quoi être fière. Le plus drôle sur ce boulevard, c’est que les personnages de film
s’y promènent ! Ici et là, les héros de Scream ou pirates des Caraïbes côtoient les clones de stars war, Bob l’éponge et cat woman. Pour quelques dollars, ils seront pour toujours dans votre
album photo…
Les gens sont trop contents de rencontrer Jack l’éventreur ou Snoopy. De nouveau, « have fun » est le maitre mot.
Reste à admirer la ville d’en haut, et à voir l’un des symboles de la ville : the Hollywood sign. C’est un peu brumeux, on ne voit pas
très bien, mais enfin here we are : Hollywod… C’est marrant de voir ça en vrai…
Dernière étape à Universal studio, le super parc d’attraction basé sur les films hollywoodiens, et plus généralement du grand et petit écran. Je ne rentre pas, trop cher, pas le temps et aucun
intérêt. Vous l’aurez compris, moi et le cinéma, ça fait 3. Pour le symbole :
Retour à l’hôtel, ouf ! J’aurais vu au pas de course tout ce qu’il faut voir à LA. Une bonne chose de faite. Ville de fou…
Pour finir en beauté, balade dans la third avenue, une belle petite avenue pavée de Santa Monica. « Shopping and dinning », comme toujours… Magasins, restaurants, magasins et restaurants. Entre les deux, des danseurs, des acrobates, des musiciens en tous genres… On se croirait à la cour des miracles, avec des danseuses du ventre et des dresseurs de serpents ! L’endroit reste animé jusque tard, rarissime pour une ville américaine… Dernière ballade au bord de l’eau et passage par la jetée. Dans le film Forest Gum, il parait qu’il passe par ce port lorsqu’il « court »… En souvenir, un grand restaurant Bouba Gump propose un maximum de plats à base de crevettes, hommage à ce cher Bouba auquel on s’est tous attaché et qui meurt bêtement pendant la guerre du Vietnam.
Home. Je ne me lasse pas de regarder la faune de l’auberge : habits en chanvre, dreds… Des gars pas rasés et des filles pas maquillées ; ici l’apparence ne compte pas… Des voyageurs, des rêveurs, des jeunes, des aventuriers. Je me sens parfaitement bien dans cette petite communauté qui n’a rien de communautaire…^^
Dernière nuit à Los Angeles, départ pour San Francisco. SAN FRANCISCO !!! J
J’ai hâte de retrouver la ville… J’en ai un tel souvenir ! De tous mes voyages cette année, SF compte parmi le meilleur. Certainement grâce à Joanna aussi. Qu’importe, j’avais été frustrée de ne pas pouvoir tout faire et m’étais promis juré de revenir. Je n’aurais jamais cru que la vie me donnerait cette occasion si vite.
D’abord, il y a deux jours à passer à 5 dans la voiture. Vais-je survivre à cette promiscuité ? Départ assez tard de Los Angeles, et
premier arrêt à la plage de Malibu. Celle où a été tourné « bay watch », c'est-à-dire… alerte à Malibu, évidement. Lol Et ben c’est une belle plage ! Rien d’autre à signaler. On
continue vers Santa Barbara, très connue aussi pour ses plages… Petite ville bien sympa, que j’aurais bien visitée ! Sauf que je ne voyage pas seulement avec des spanish, mais d’abord et
surtout avec des…filles. Et c’est bien pire. Les voilà parties à faire du shopping. Oye, j’attends dans la voiture, moi toutes ces fringues, ça me rend folle. Je ne suis pas là pour ça… Je
profite des fleurs, du soleil…
Puis le soir tombe, il faut trouver un Motel. C’est qu’on ne sait toujours pas où on va dormir ! Il n’y a que l’embartas du choix, seulement voilà, Lola, au volant, n’aime pas les
« crapy places », c'est-à-dire les trucs pas terribles, des motels quoi… Nan nan, quand je suggère de s’arrêter ici où là j’ai droit à « I don’t like this place. » et c’est la
fin de la discussion. Bien sûr, sauf que l’allure de l’endroit et le prix de la chambre sont inéluctablement liés, très chèrs… Et ces dames cherchent quelque chose autour de 50$ (hahaha) la nuit…
Moi aussi je voudrais bien une belle chambre dans un charmant petit hôtel avec petit dej, Internet et tt confort, le tout pour quelques dollars. Comme dirait Coluche, « vaut mieux être riche
et en bonne santé qu’être malade et sans le sous ». C’est sûr… Sauf qu’à ce compte là autant passer la nuit dans la voiture, parce qu’on est pas prêtes de trouver. Bref, je les laisse
tourner en rond, perdre leur temps. Une heure passe, la tension monte, je commence à m’énerver : est-ce qu’on va dormir là oui où non ? On brûle de l’essence pour rien, et ça commence à
me gaver. Ça suffit : je repère un « Best Western », là où j’ai déjà dormi. Ce n’est pas un trou à rats, mais ce n’est pas trop cher non plus. Vamos ! Je ne pose pas la
question, on s’arrête là, point. Bon, plus de 100$ la chambre, mais en même temps, on est 5… Je dors avec Eva et Iria, soit 3 personnes dans un lit initialement pour 1, heureusement très large
(sûrement prévu pour un 1 américain…).
Le lendemain, gavage au petit déjeuner(voir précédente réflexion sur la free food…^^) et c’est reparti ! La journée se passe entre route,
paysages et arrêts. La Californie est magnifique, verdoyante, vallonnée…
Il y a les montagnes à droites (petites montagnes, mais jolies) et la mer à gauche. Le Pacifique est superbe…
Je ne me lasse pas des paysages, à perte de vue… Il faut s’arrêter très régulièrement pour take des pictures, se balader, respirer, admirer… Il y a de quoi, avouez!:D
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C'est toujours aussi plaisant et drôle de te lire, soeurette, je me régale !... Entre l'odeur du magasin bio et le flegme des vendeurs, le tour en moto, l'appartement luxueux, l'iron-man, la petite black de century 21, ton coup de sang avec les espagnoles à la recherche de l'hôtel parfait (je vois ça d'ici, pas les espagnoles, mais ton agacement... lol), etc. franchement ça vaut le détour !!
C'est trop bizarre de te suivre sur la fame avenue où j'ai marché moi-même il y a rien qu'un an et demi... J'avais mis ma main dans celle de Meryl Streep... et croisé 2 Jack Sparrow, 1 superman, 1 Dark Vador...
Aujourd'hui dernier repas de famille sans toi !!
Je vais regretter de ne plus lire tes chroniques, ça, ça va me manquer :-) A très vite !!
Anne