Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 16:19



Comme toujours, mon récit commence à l’aéroport. Boston bien sûr, où Eva me dépose à 9h du matin. Elle part avec ses parents à New York, alors j’ai profité de la voiture. Mon avion n’est qu’à 3h de l’après midi, j’ai tout mon temps. Qu’à cela ne tienne, ça ne m’arrive pas souvent, d’avoir le temps ! De toute façon, le temps de trouver une borne WiFi, d’acheter un daily pass, d’appeler la compagnie parce que j’ai payé et ça ne marche toujours pas, de passer ¾ d’heure au bout du fils avec un gars patient mais inefficace pour trouver ce qui cloche, configurer et reconfigurer comme je peux mon réseau jusqu’à ce que, ô miracle, google fasse son apparition, j’avais déjà fait la moitié de l’attente. Ensuite… Vive Internet, j’ai enfin le temps de faire toutes ces choses futiles mais rigolotes, surfer quoi… Mettre à jour mon blog, facebook… Bref.

Décollage avec ¾ d’heur de retard. Mince. Je n’avais qu’une heure pour faire ma correspondance à Charlotte. Pas de bol. Je ne m’en fais pas, comme j’explique à mon voisin de voyage : je pars en vacances, alors je ne suis pas stressée… Les choses se compliquent en arrivant au dessus de Charlotte : l’avion se met à faire des bonds (sérieux), de hauts en bas, voir des écarts de coté (ce qui est encore plus flippant !!!). Les nuages habituellement blancs mousseux sont noirs, on sent que ça barde dehors… Et puis, l’avion remonte. On tourne en rond autour de la ville, les minutes passent… Et puis le mot passe entre les passagers : « storm ». Ce qui est marrant avec « storm », c’est que ça s’applique à un petit orage comme à une grosse tempête.  Et en l’occurrence, on se rapproche du second… Et puis on entend le pilote : ce n’est pas un storm, c’est juste un « tornado over Charlotte ». Super. C’est marrant, vous allez dire que je fais une obsession sur la nourriture (hum…bon d’accord c’est vrai, et ALORS !) mais moi le premier truc que auquel j’ai pensé c’est à un tournedos. Mmhhh… Et puis je réalise d’un coup : QUOI ??? Alors y’à une tornade sous mes pieds. Sympa. D’habitude j’ai vraiment pas peur en avion mais là je commence à m’inquiéter, c’est vrai que du hublot ça à l’air de cogner sérieusement dehors… Le pilote nous explique gentiment que tout atterrissage est absolument inenvisageable. L’aéroport est fermé et on ne sait pas jusque quand. Problème : on tourne depuis un moment, et l’avion est « running out of gaz »….Là, je me pose cette question stupide : est-ce qu’ils ont un petit voyant orange comme sur les voitures qui leur dit comme dirait Coluche qu’il faut désaltérer l’engin ? Bref, vas savoir pourquoi la perspective d’être dans un avion en panne d’essence au milieu d’une tornade me fait plutôt rigoler. Ce n’est pas très commun, faut dire… Enfin, ils doivent avoir plus ou moins l’habitude. On change de cap, direction l’aéroport le plus proche et atterrissage « prioritaire » (d’urgence quoi). Les gens commencent à s’inquiéter, avec des filles qui pleurent et tout et tout, comme dans les films, j’hallucine…  La ville la plus proche, c’est High point, m’explique mon voisin, très serein. C’est là où on faisait des meubles, avant. Maintenant ils sont faits en Inde, alors la ville s’est un peu recyclée : l’aéroport est spécialisé dans les importations de marchandises, et notamment…de meubles. Ça le fait rigoler. Je lui demande s’il a des origines britanniques. Il me demande comment j’ai deviné. Enorme. J

On atterrit donc à High point où le temps est plus clément, et on fait bêtement le plein. Puis on attend. Je n’ai rien mangé depuis le matin et je commence à avoir sérieusement faim. Les heures passent, heureusement mon voisin s’avère un grand voyageur J et me raconte ses voyages… Je ne suis pas en reste : « yeah, I’ve been there too… » ^^ Je me défends pour une petite jeune ! Du coup les heures passent, et l’avion redécolle. Ça s’est calmé du coté de Charlotte. « that was a small one », nous dit le pilote. Content de l’apprendre. J’atterris donc sereinement à Charlotte à 9h du soir, avec juste 4h de retard. Bon. Le prochain vol pour Miami est à 10h15, arrivée minuit passé. Et là, si j’avais été toute seule, ça n’aurait pas du tout été un problème. Moi, j’aime bien les aéroports et les avions, alors quelques heures de plus ou de moins… Mais j’ai une petite scienceposarde qui arrive tout droit d’Inde et que je suis censée retrouver à l’aéroport… En fait, on joue de malchance : je lui avais envoyé l’adresse de l’hôtel que j’avais réservé pour qu’elle m’y retrouve  directement. Sauf que 2 jours avant le départ, je reçois un email du site sur lequel j’ai booké mon hôtel qui m’explique qu’il y a eu une erreur et que ma confirmation n’est pas valide, jsais pas quoi… Je les appelle, ils m’expliquent qu’il y a eu un problème, s’excusent et me réservent une autre chambre très similaire au même prix, dans le même coin. Le même coin d’accord, mais pas la même adresse… J’envoie un email à Lucie, sachant qu’il y a 90% de chance qu’elle ne le reçoive pas : elle n’a pas Internet (ou très peu) dans sa chambre, et elle est déjà probablement partie vu qu’elle a, elle, près de 30h de voyage depuis New Delhi. Tout ça aurait pu se résoudre si j’avais pu l’attendre à la sortie de son vol pour l’emmener à la bonne adresse. Solution qui tombe à l’eau avec tout ce Bazard, puisque finalement j’arriverai après elle… Et alors, où sera-t-elle ? A-t-elle eu mon mail ? M’attend t'-elle à l’aéroport ? Au premier hôtel ? Que faire, que faire ? Je n’ai aucun moyen de la joindre. Pas de téléphone, elle non plus… Et même pas Internet, dans l’avion. Je ne sais pas si vous saisissez l’étendue de la galère. Je ne veux pas la laisser dormir dehors, ou m’attendre je ne sais où avec ses grosses valises… pauvre Lucie. Alala, comme quoi en même temps on a moins de souci tout seul ! (ça c’est l’ours en moi qui grogne, antisocial va).

Enfin ne pouvant rien faire, je prends mon avion. Direction Miami, finalement… Ce voyage n’en finit pas… Et cette andouille de plane est encore en retard. J’arrive à minuit passé à l’aéroport, et me précipite pour essayer d’attraper Lucie à la sortie de son vol… Trop tard. Allons bon. Direction l’hôtel, en priant pour qu'elle y soit. Je prends un shuttle en direction de la ville, sorte de taxi partagé, dans lequel je rencontre un syrien de 21 an super sympa : il va au Guatemala pour un mois et a décidé de passer les 10h d’attente avant sa correspondance sur la plage. Un fou comme je les aime. Il se rend dans un pays hispanophone sans connaître un mot d’espagnole, et je me retrouve à lui apprendre les bases, holla, graphias, donde… Il prend des notes. Il ne sait pas encore où il va loger, ce qu’il va faire. Dire qu’on me dit que je suis folle… Est-ce que je parts moi, un mois toute seule dans un pays dont je ne connais pas la langue sans aucune idée de ce que je vais y faire ? Mdr, avec une bouille aussi sympatique, il ne peut rien lui arriver.

Me voilà à l’hôtel, où je donne mon nom : « sorry, I don’t have your reservation ». Pardon ? « and I don’t have any room left ». Super. Une seconde, je me vois dans la rue, errant à la recherche d’un toit un Samedi soir à 1h du matin… Et où est donc Lucie ? « maybe someone cheked it for me… » J’insiste. Le gars est bourru, et à l’air de me prendre pour une clodo. Il se radoucit quand il trouve effectivement mon nom : le sang me revient au visage, Lucie est arrivée et a pris la chambre. Je suis plus que ravie de voir sa petite tête endormie dans l’entrebâillement de la porte… Elle a fait un long voyage, moi aussi, et on a beaucoup de choses à se dire ! Mais il faut dormir, les prochaines journées s’annoncent chargées.






8am. Je ne peux pas me rendormir : la ville m’appelle. Je suis à Mimai, quand même ! Lucie dort, je la comprends. Qu’à cela ne tienne : je pars en reconnaissance et reviendrai la chercher. Qu’il est bon de se sentir libre dans le soleil du matin… Cap sur la plage. J’y suis en 5 minutes, Miami beach n’est qu’une seule et même plage longue de plusieurs kilomètres… Vieux et très vieux y font leur jogging : j’imaginais Miami comme la ville des riches retraités du pays, et le cliché se confirme. Beurk, tout ce culte du corps qui lutte contre la vieillesse, ce n’est pas très ragoutant. Mais l’océan lui, est magnifique, imposant, paradisiaque. Le soleil, le sable, le vent tiède, l’odeur d’eau salée… Je suis en vacances. J


















Balade au pas de course sur le bord de mer, direction South Miami Beach : les hôtels de luxe se suivent et se ressemblent, piscine et terrains de golf à perte de vue. Si les Etats-Unis sont le pays de l’apparence, du superficiel, de la gabegie et de la consommation, Miami en est l’apothéose. Egalité avec Vegas, certainement. La nature, elle, reste sereine : palmiers, Ibiscus ou lauriers géants s’épanouissent au soleil, se riant de toutes ces humaneries.



























 

Retour à l’hôtel, je pick up Lucie et c’est reparti : bus direction la playa, la vraie, la célèbre, la crowded. Là, pas de surprise : eau turquoise, sable fin… Welcome in paradise. Sauf que cette image idyllique, tout le monde la veut… Alors il y a comme qui dirait du monde dans la salle. C’en est ridicule… Du coup, la balade les pieds dans l’eau prend une dimension sociologique : paysage époustouflant à gauche, vision navrante à droite. Faut pas juger, qu’ils disent. Ben c’est dur… Les plages offrent toutes une certaine impression de futilité vous me direz, peau rouge et bourrelets ou strings ficelles et vielles seins nus, ce n’est jamais très glorieux. Ça ne m’avait pourtant jamais autant choqué qu’ici… Et encore, Lucie vit un véritable choc : les filles en Inde se couvrent, et elle n’a pas l’habitude de voir tant de pin up en bikini ! « Quand même, c’est pas un peu vulgaire ? » loool Si si Lucie, je confirme, là c’est assez vulgaire. Les américaines sont très fortes pour être vulgaires dans tout ce qu’elles portent.

Enfin faut pas juger. Et la plage est si belle… L’eau est transparente au soleil… Râââa…. Ma peau ne comprend pas ce qui lui arrive après des mois de privation d’exposition, et je préfère rester couverte… Bon, j’ai du remonter ma jupe pour marcher dans l’eau, de toute façon j’ai toujours l’air en combinaison par rapport aux autres… Lucie et en jupe longue, et là on nous regarde vraiment bizarre. :p












Hey, c'est ma nouvelle voiture! Qu'est-ce que vous en pensez?












Après la plage, le quartier art-déco. Petite crêperie bretonne tenue par des français qui méritent qu’on s’y arrête… Pauvre Lucie hallucine du prix de la vie (« 5$ la boule de glace ??!Mais ils sont fous !! ») et me fait bien rire : les US ne sont pas l’inde…







Les bars en bord de mer passent de la musique salsa… « on va danser ? ». lol De nouveau, je me bidonne. Ma pauvre. T’as 21 ans, toi ? Nan ? Ben alors tu restes dehors, pis tu te tais. Je crois que les Etats-Unis perdent d’un coup beaucoup d’attrait à ses yeux… C’est vrai, ce n’est vraiment pas adapté à des étudiantes fauchées underage… Vraiment pas ! C’est comme ça.

Retour à l’hôtel, hop en maillot, hop sur la plage. Il y a moins de monde, le soleil baisse, c’est parfait. L’eau est chaude, tout simplement chaude. C’est un vrai bonheur, avec des vagues et du vent comme j’aime… Que demande le peuple… La vie est belle. La plage de sable fin se poursuit loin dans l’océan et le soleil traverse l’eau claire… On croit rêver.

Une bonne douche et passage sur Internet : le reste du monde existe-t-il toujours ? Ah, papa est en Martinique, à seulement quelques centaines de kilomètres… D’ailleurs il a la même heure que moi ! C’est un tout petit monde, comme dirait Goldman.

Je voulais ressortir sur Miami South Beach en soirée, car le quartier a la réputation de vivre la nuit…Mais Lucie a un jet lag de 10h, et la chaleur m’a épuisé. J’en ai déjà vu beaucoup en une journée ! Au dodo. La fatigue ne nous empêche pas de discuter plusieurs heures de la mentalité américaine/française/indienne et de faire une étude comparée de la situation politique et économique actuelle dans ces dits pays. Un délire de scienceposardes quoi… J





Le lendemain matin, direction "dowtown", le centre ville. Enfin, c'est beaucoup dire, car dans ces villes américaines il n'y a pas de centre ville à proprement parler... Lucie est déçue et cherche désespérément un endroit avec des gens, des magasins, de l'animation, des beaux bâtiments, voir des « monuments »... Un centre ville, quoi. Mais nan nan, pas de ça ici. Lol j'ai eu le temps de m'habituer aux villes américaines, elle pas, et c'est assez drôle de voir qu'elle réagit comme moi au début... Dans ces cas là, pour voir ce qu'il faut voir de la ville, une seule solution! Le tour organisé. Pas donné mais pas exhorbitant non plus, un petit bus nous balade d'endroit en endroit et nous montre ce qu'il y a à voir à Miami. On commence par Little Havana, quartier cubain très... latino. ^^











Et puis, tour en bateau sur la Miami River et l'Océan! Vue sur la skyline....

















Il y a bizarrement une certaine cohérence dans l'architecture de la ville. Etrange... Les buildings américains ont souvent cette particularité qu'ils se disent zut les uns aux autres, se côtoyant sans s'accorder: tous les styles se mélangent et forment un mix original et dépareillé. Ce n'est pas le cas ici, où on retrouve le même genre de skycraper... Aussi parce que ce sont à 90% des hôtels: il n'y a que ça ici!! A croire qu’on ne travaille pas à Miami : pas de bureau, juste des piscines et des 5 étoiles…^^







Le bateau nous fait faire le tour de "celebrity island", une île transformée en ghetto pour riche...
Du coup: "here is Shakira house", "here is Usher house", etc etc...  À l'Américaine, avec musique des intéressés et effets de spectacle... Tout le monde prend des photos, c'est vrai que c'est teeeeellement passionnant de savoir que Enrique Eglesias passe le mois de Septembre ici. Hum. Je ne comprendrai jamais les américains. Enfin, ce sont de belles maisons, faut bien l’admettre. Lucie est passablement choquée : le clash est violent par rapport à l’Inde…







 Détail qui tue: pour rejoindre la terre depuis l'île, pas de ferry, il faut avoir son propre bateau ou son hélicoptère privé. Ah. Bon, ben on ira pas, hein.




 

Par contre ils ont un nombre incroyable de plages privées, piscines, golfs, SPA, etc etc... Des célébrités, quoi.





Petit restau italien sur le retour. Et là, étrange réaction de Lucie: "il y a de la viande dans la sauce des pâtes!!!!" Euh... Oui, pourquoi? Et bien parce qu'en Inde, il y a très peu de viande... Entre les indoux qui ne mangent pas de bœuf et les musulmans qui ne mangent pas de porc, il ne reste qu'un peu de volaille, et apparemment ce n'est pas le top... La sauce des pâtes est donc toujours végétarienne, et d'après Lucie, immonde. Du coup la voilà qui se jette littéralement sur des bolognaises. lool Je réagis moi aussi en fonction des frustrations culinaires de l'année: en l'occurrence, je manque de viande aussi, pas pour les mêmes raisons... Le poulet de la cafétéria de Holy Cross est élastique, et la consistance est si suspecte que j'ai préféré m'en abstenir toute l'année. Du coup, j'apprécie aussi mon assiette... Rââ qu'il est bon de bien manger!!! :-) Je vois que je ne suis pas la seule à en avoir baver question alimentation cette année.



Je ne peux pas visiter une ville sans l'avoir vue au moins une fois d'en haut, et Miami ne peut pas faire exception…
Mais où trouver un point de vue? Les seuls skycrapers sont des hôtels, souvent des hôtels de luxe... Qu'à celà ne tienne: c'est parti pour s'introduire en douce quelque part.

Première tentative: on nous laisse passer l'entrée, nous voilà au 3eme étage... Là, j'ouvre la porte de secours pour monter par les escaliers et... déclenche l'alarme. Oups. Bon, ben nous on va sortir, hein. ^^

Deuxième essai: magnifique hôtel grand luxe, avec patio et orangers... Sympa! Dans l'ascenseur, problème: il faut la carte de l'hôtel pour le déclencher. Zut... Une dame entre, et je profite de sa carte pour appuyer sur le bouton qui me semble mener le plus haut... Nous y voilà! Joli, nan?







Mais ce n'est pas le toit, il reste 3 étages... Pas grave, on a qu'a les monter par les escaliers, pas vrai Lucie? lol Oui, sauf que la dernière porte est fermée. Tant pis. Alors on va pour ressortir de ces escaliers de secours morbides... Oui, sauf que la porte s'est refermée et ne s'ouvre pas de l'intérieur. Ah... Sympa. Pas de panique, on est juste enfermées dans des escaliers de secours d'un hôtel de luxe. Ça arrive à tout le monde. On redescend un étage, porte fermée. Un autre étage, même chose... Purée… Un autre étage... Ouf!! ça s'ouvre. Bon sang, je me sens mieux... Direction le sol, l'air pur!!:p





Dehors, la plage est teeeeeeeeeelment belle qu'on ne peut pas résister. Parasol, serviette, et c'est parti. L'eau est vraiment super agréable, avec des petites vagues tranquilles... :-) Ceux qui me connaissent savent que ne suis pas une grande fana du sable blanc et de l’eau turquoise ; je veux dire que ce n’est pas forcément ma vision des vacances de rêve, contrairement à une majorité de personnes je pense… Pourtant je dois bien reconnaître que c’est assez formidable… L’eau est incroyable, la vue aussi, le soleil, ce petit vent… Rââ… 
J



Après la trempette, balade en soirée dans Miami beach, le temps de rencontrer quelques français et de faire le tour de la mode "plagienne" (dos nus, transparents, décolletés... rien de mettable, quoi).


Bus pour Dowtown et balade au bord de la Miami river. C'est beau, et il fait juste bon... Me voilà assise avec vue sur la skyline, à me mettre de l'après-soleil parce que quand même, on a bien chauffé tout à l'heure... Au revoir Miami!

Retour en bus jusqu'à l'hôtel, et très courte nuit: décollage à l'aube pour Boston. Lucie va à New York mais prend le même avion que moi jusqu'à Charlotte, où nos routes se séparent. Il faut retourner à Worcester, j'ai un examen d'éco le lendemain... Et je dois faire mes valises. Je ne réalise pas du tout... Et je sens vaguement que ça ne va pas être facile...

Pour l'instant je gère mon coup de soleil et j'essaie de rassembler mes photos: c'était vraiment génial ! Vive la Floride ! 
J
























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